Les Crus du Soleil et Les Rouquins, un soupçon du Midi au coeur du 14ème

Le changement, c’est important.

Changer de chemin pour aller au travail, mettre du thym au lieu de l’origan sur sa pizza, tester le covoiturage, acheter un rouge à lèvre flashy, s’inscrire à un nouveau club de sport, tenter l’expérience du manga… Chacun ses besoins et à chacun son échelle.

Mais, qu’il s’agisse de dévier d’un millimètre de sa routine journalière, ou de partir 6 mois sur les routes, ce qu’on apprécie dans le changement (quand il n’est pas subi, hein), c’est aussi… ce qui reste intangible. Parce que là, on réalise ce à quoi on tient vraiment, ces petites ou grandes choses qui font que notre quotidien, eh bien, il est souvent plutôt chouette, voire il est sublimé par l’once de folie que l’on vient d’avoir. La sauce tomate devient caviar, sous le thym fraîchement cueilli.

Cette grande intro pour vous parler de mon amie, G., qui a osé changer de travail ce mois-ci, et qui avait décidé de fêter ça autour d’un verre à Paris, samedi dernier. Pour célébrer cette courageuse sortie du rail, je lui avais proposé que l’on teste Les Crus du Soleil, une cave exclusivement dédiée au Languedoc-Roussillon, et qui fait aussi restaurant et bar à vin. Une vieille bande d’amis pour un nouveau départ. Et une nouvelle adresse.

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À mi-chemin entre Montparnasse et Alésia, un nouveau Q.G. ?

Quand nous nous sommes retrouvés, vers 20h30, l’espace cave allait fermer, et nous avons tout juste eu le temps d’y acheter une bouteille (un cadeau à venir dans la semaine #cacestfait). Les conseils ont été plutôt bien sentis, et j’ai personnellement apprécié la sincère connaissance des vignerons défendus. Notre interlocutrice pouvait me dire comment la vigne était travaillée par tel ou tel vigneron, et s’il était en biodynamie ou en « vin nature » (un des credo de la maisons, j’ai cru comprendre).

Et puis, on s’est attablés, à cinq, dans l’espace restaurant/bar à vin : ici pas de chichi côté déco, ce qui compte, c’est ce qu’il y a dans l’assiette et dans le verre. Une ambiance dépouillée, limite défraîchie, mais avec du caractère, celui du terroir défendu !

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Un peu de provoc’, beaucoup de charme.

À la carte des vins, un choix assez large de vins au verre (de 5 à 6,5 € pour les rouges) et une sélection de bouteilles très large, la boutique servant de réserve.

Pour nous, ce fut une bouteille de Mas d’Agalis 2013, rouge : une jolie surprise au nez qui s’est confirmée en bouche. On était sur le fruit, rouge, confit, mais aussi sur des épices, qui relevaient le vin vers quelque chose de plus léger. Pas du tout un vin « lourd », chargé : de la rondeur, mais une jolie élégance, avec des tanins fondus, très discrets.

Un vin dit « nature », qui a su nous charmer.

Et pour manger ? Une carte très, très séduisante, d’ardoises à partager : les traditionnelles charcuterie-fromage, mais qui se veulent ici hautement qualitatives (comté 18 mois d’âge…), et des choses plus sophistiquées, comme ce saumon gravlax à la betterave…

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La découverte culinaire de la soirée : la betterave jaune 😀

Pour les amateurs de sucrés, un avertissement : le moelleux au chocolat est beaucoup trop bon pour être partagé !

En résumé, une soirée simple, mais avec l’essentiel : du bon vin, de la gourmandise, et une tablée d’amis heureux de célébrer le changement !

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La déco minimaliste : une affiche géante (et G., en opération Columbo)

Deux adresses en une :

  • Les Crus du soleil (cave)
  • Les Rouquins (restaurant et bar à vin), ouvert midi et soir, fermé le dimanche et le lundi

146, rue du Château, 75014 Paris – 01 45 39 78 99

Leur site : http://www.crus-du-soleil.com

N.B. : une deuxième boutique existe, dans le 12ème, avec uniquement l’espace cave (21 rue d’alegre)

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