8h au coeur de la Cité du Vin (sans se perdre). Qui dit mieux ?

Vendredi 30 décembre, je me réveille avec la PA-TA-TE. C’est aujourd’hui que je vais ENFIN pouvoir visiter la Cité du vin et des civilisations.

Ce « musée » du vin, ça fait plus d’un an que je suis son actualité, des dernières étapes de sa construction aux premiers ateliers qui y sont organisés, en passant par son ouverture, en juin dernier.

Bref, pour moi, c’était un vrai cadeau de Noël que de pouvoir in fine arpenter les étages de ce drôle de bâtiment, à l’occasion d’un micro séjour bordelais.

Je suis dedaaaans !

Avec un peu d’intuition, je me dis qu’il vaut mieux résister un peu, et ne faire QUE le parcours classique, avec expo permanente et temporaire.

Je résiste donc et ne m’inscris pas à l’atelier proposé ce jour là à 11h, pour une découverte des vins de la région.

J’ai bien fait. Sans diversion aucune, on y a déjà passé… 8h.

Et encore, c’est le gentil vigile qui nous a mis dehors. Vraiment, il fallait y aller.

Dès le hall d’entrée j’ai compris que ça allait être chaud : la vitrine de la boutique me faisait de l’oeil (une étagère entière consacrée à des jeux de société sur le vin !) et les panneaux de direction me faisaient tourner la tête (« bar à vin » / « Belvédère » / « salle de lecture » / « caves »…).

Mais rassurez-vous, on s’est or-ga-ni-sés.

Déjà, en choisissant où on allait faire notre pause déjeuner (en moins de 15 minutes… la décision hein, pas le déj). Entre l’option snack, bar à vin et restau, c’était pas évident.

Puis… bah c’est tout en fait, car après, j’étais lâchée dans la cage aux fauves les étages. Et là…

Allez, assez mariné, je vous raconte !

  • Micro-pause au coin lecture, qui recense tout un tas d’ouvrages… sur le vin. Du scientifique au rigolo, du recueil d’affiches publicitaires aux revues spécialisées. Si seulement j’avais ça au coin de ma rue…

  • Ensuite, direction l’expo temporaire : une expo photo sur la construction du site. Pleine de bonne volonté, je voulais juste y jeter un oeil, et me concentrer sur la suite, la VRAIE partie de la Cité du vin, l’expo permanente.

Paf, raté.

Les clichés sont sublimes, les textes qui les accompagnent très justes, tant sur l’émotion de l’artiste qui suit un projet du début à la fin, que sur son travail de photographe (subjectivité, liens humains, anecdotes…). On se laisse happés par ces toiles d’Isabelle Rosenbaum, qui retranscrivent si bien l’ampleur de ce projet d’un point de vue architectural et humain.

  • Vient alors le moment où l’on s’équipe de nos espèces d’audioguides 2.0 : c’est l’heure de l’expo permanente !

Le parcours est libre, on a notre plan, on peut déambuler dans le sens que l’on veut, il n’y a pas véritablement de logiques à respecter. C’est bon à savoir, car il y a vite un peu de monde à certains spots, et il vaut mieux avancer et y revenir plus tard.

Le parcours est extrêmement riche, et vous ne pourrez pas tout faire, tout voir, tout lire, tout écouter, en une seule visite.

L’idée, c’est dérouler TOUT ce que l’on peut raconter sur le vin, que ce soit en viticulture, en dégustation, en histoire du goût et des cultures du monde, en cinéma…

La « Table des vignerons », où l’on peut naviguer d’un vignoble à un autre (Allemagne, Etats-Unis, Italie, Espagne, Nouvelle-Zélande… on voyage !) et choisir le vigneron que l’on souhaite pour l’entendre nous parler de la biodynamie, de l’origine du vin en Géorgie ou du rôle de l’assemblage dans le Bordelais.

Et pour servir cette ambition : une mise en scène de folie.

Écrans géants, hologrammes, diffuseurs d’arômes, flashcodes… La technologie est là pour vous assurer une visite de très haut niveau, avec une muséographie épatante.

Ici, vous vous retrouvez à table avec de grandes pointures, historien ou chef (par exemple, Hélène Darroze), pour les entendre et les VOIR discuter à propos du vin… #mieuxqueStarWars

 

Apprendre que le Beaujolais nouveau c’est sacré au Japon, ou découvrir la cachette du plus grand collectionneur mondial… bienvenu au rayon « Nouvelles pratiques » où l’on scanne des objets plus ou moins insolites dans des bouteilles pour en apprendre plus. Et parfois, ça intrigue (cf. la paire de lunettes en plastique #WTF ).

Pour le déjeuner, on a donc réservé une table au 7ème étage.

La vue est à couper le souffle, et la formule déjeuner très correcte. On nous offre même un verre en attendant que notre table soit disponible.

Pas le temps de souffler, on reprend notre visite là où on l’avait arrêtée !

Espace dédié à la vigne : ici, on sélectionne les sujets sur lesquels on veut en apprendre plus : tel ou tel cépage, telle maladie, et on lit les infos sur notre « audioguide ».

 

J’ai adoré l’espèce de labyrinthe dédié à l’histoire du vin. De l’Antiquité égyptienne à nos jours, en passant la Grèce, la Révolution française, le Phylloxéra, Pasteur… Des choses à écouter, des vidéos à regarder, mais surtout, des mini-théâtres en hologrammes, qui racontent une scène particulière… Dément !

  • Et enfin, après avoir également testé votre nez à l’espace des senteurs et arômes du vin il est temps de grimper au 8ème étage, au fameux belvédère 🙂

 

La nuit est tombée, on admire Bordeaux étincelante, et ce plafond de bouteilles (Mais y’a jamais de poussière ?!).

Et on déguste un verre, choisi parmi une sélection de vins du monde, pour clore cette journée époustouflante en apprentissage et découvertes.

Avant de partir (oui j’arriiiiive), un dernier crochet par la cave de la Cité du vin… avec surtout de grands noms, mais pas que. J’ai ainsi déniché le moelleux de ma copine Elsa 😉

Je suis arrivée la bouche en coeur, et je me suis absolument régalée.

Les bémols ? Quelques couacs avec mon audioguide (mais mineurs), et, quand même, la sensation d’avoir eu une vision du vignoble un peu partiale. D’une part Bordeaux, légèrement sur-représenté, et puis le sentiment d’avoir vu et entendu bien davantage de grosses pointures que de vignerons indépendants.

Mais vraiment, je chipote là. Parce que, à mon sens, c’est le jeu d’une telle structure (financée via un large mécénat) et, au regard du travail fourni et de la qualité des différentes informations transmises, j’ai juste envie de rester sur mon émerveillement, et de dire que oui, j’ai été conquise 🙂 Un mois après, je redeviens toute chose rien qu’en y repensant… C’était crazyyyy.

Que ce soit pour le fou de vin, ou l’ado récalcitrant à un musée, je suis certaine que chacun peut y trouver son compte.

La Cité du vin ? Mon nouveau parc d’attraction.

Merci à mon cher et tendre pour avoir supporté mon hystérie avant, pendant, après (oui, seul lui pouvait endurer ça).


Le prix de la visite ?

=> 20€, avec accès à l’expo temporaire, la bibliothèque, l’expo permanente, et un verre de dégustation au Belvédère.

Toutes les informations pour organiser votre visite, ici !

 

 

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